J’aime la vigne vierge qui rougit
Sous les assauts du vent d’octobre
Sous la caresse d’une bise
Les nuages qui se soulèvent
Comme une dentelle que l’on glisse
Le long d’une cuisse appétissante
Le froid qui mord à 7h30
Sous les rayons roses du matin
Comme il est beau dans le levant
Ce château brumeux d’occident
Comme tout scintille dans la lumière
Nacrée des prémices de l’hiver
Les dernières roses la grille du parc
Et cette pensée que je t’envoie
Par Amélie
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Mercredi 16 septembre 2009
Soudain ton odeur
Mes draps distillent une caresse de parfum
La chaleur de ta peau s’est imprimée dans le satin
Evanescente elle s’en va et puis elle revient
Je la cherche pour m’y lover
Me dissoudre dans mon oreiller
Soudain mon pouls qui s’accélère
Ma tête qui tourne de quoi j’ai l’air
Comme une envie de prendre le train
Habillée d’une goutte de parfum
Comme une envie de manne des sens
Mon moteur roule à ton essence
Par Amélie
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Mes lèvres brûlent de murmurer
Les mots de mes baisers
La vie est douce
Comme ta bouche
Depuis que tu t’y es posé
Redis-moi encore
Refais-moi l’or
De tes petits billets
Par Amélie
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Les mots endormis n’ont pas la clé des portes du sommeil, frontière insaisissable, brumeuse de densité impalpable. Les mots blancs évanescents, sitôt apparus, sitôt oubliés, qui laissent une
empreinte vague d’océan dans la mémoire duveteuse. Les mots pourpres imprimés dans la chair, rimés dans la tête, qui poussent au bout des pulpes digitales, qu’on tait par pudeur ou par peur. Les
mots endormis ne franchissent pas les barreaux du lit.
Par Amélie
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Que la pluie m’inonde
De ses gouttes sélénites
Qu’elle me mouille d’eau douce
Ça me changera
La pluie du soir
Fait miroiter les trottoirs
La pluie du soir
Fait scintiller les espoirs
Par Amélie
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Si tu lis mon prénom
Dans une constellation
Demande à la poussière
Ce que disent mes yeux
Quand tu reviendras me serrer
Voler quelques heures sacrées
Parfume au sable et à la mer
Les arabesques de mes cheveux
Et dans la quiétude sous-marine
Si tu entends
Un chuchotement
C’est que la matrice cristalline
Donne de la voix à mes baisers
Te murmure une de mes pensées
Par Amélie
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J’ai bu ton corps
Jusqu’à la lie
Baisé la mort
Hurlé l’hallali
J’ai caressé des vertiges
Plume qui plie
Soleil en pluie
Apprivoisé ma peur du vide
L’ivresse des cimes
M’a submergée
Un tsunami
Sur les sommets
Par Amélie
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Je T’écris en majuscule comme une certitude
Après avoir cru, avoir espéré,
M’être faite dévorer toute crue
Je TE grave sur mes murs
comme on accueille le printemps
comme on recouvre un sens perdu
comme on trouve un chemin
A l’écorchée vive, baise ses meurtrissures
Coule-lui des virgules au sein de ses phrases
Je n’ai plus de larmes mais l’iris qui brille
La bonne peur m’étreint,
Celle de l’inconnu qui n’en est pas vraiment un
Par Amélie
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Des numéros. Nous sommes tous des numéros. Plusieurs numéros. Des suites de chiffres aléatoires ou raisonnés.
Qui suis-je ? Une femme : 2, née en 1981 : 81, à Rouen : 76, etc. Numéro de sécurité sociale : identification du citoyen. Ca marche pour la santé, pour le boulot… Souriez, vous êtes fichés.
La spirale de vos numéros. Vous êtes sur internet ? Numéro d’adresse IP, numéro d’abonné auprès de votre fournisseur, que vous payez grâce à votre compte bancaire qui lui aussi porte un numéro.
D’ailleurs votre banque a elle aussi un numéro. Internet fonctionne grâce à l’électricité. Numéro d’abonné EDF s’il vous plaît ? Numéro de compteur ? Numéro de rue ? Code postal ? Votre ordinateur
? Des 0 et des 1, bienvenue dans la matrice… Numéro de série, s’il vous plaît ? S’il y a un bug, merci d’appeler la hotline au numéro suivant. Attention, ce n’est pas un numéro vert et sur votre
facture de téléphone, vous risquez de voir s’aligner les numéros.
Au secours ! Non ! Je ne suis pas un numéro (toute ressemblance avec une ancienne série télévisée n’est pas fortuite) !
Je suis une jeune femme faite de chair et de sang, j’ai des sentiments, des passions.
J’aime les fraises des bois et Franck Sinatra. Je déteste les araignées. J’ai les yeux verts et un chat noir qui a les yeux jaunes. Tant qu’à avoir un chat, autant qu’il soit noir.
Je suis une femme faite de souvenirs et d’espoirs. Je suis un être en vie, je suis une âme fragile et forte…
Je me demande cependant si pour séduire aujourd’hui, il ne vaut mieux pas laisser parler les numéros : mensurations, Q.I. ( ?) …
CQFD
Par Amélie
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Un arc électrique
Court dans mes circuits
Attend un triomphe
Transperce tord claque
Mon corps en vrac
De l’orage sous ma peau
Haut voltage
Dans mes veines
Dos en nage
Vide et pleine
Du désir de ta bouche
Qui fait sauter les plombs
Electrise mes piles
De l’orage sous ma peau
Des bulles à mille degrés
Agitent mon sang
Electrisé
Mon cou est tout magnétisé
Je me sens prête à exploser
Attention : haute tension
Par Amélie
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