La Saint-Valentin approche, nouvelle occasion de courir les boutiques en vue d’un cadeau, seulement un mois après la débauche (et la débâcle) de Noël. Je vous vois pris dans la tourmente, le
cerveau fumant à l’idée de trouver le parfait cadeau. Je vois l’éclair d’espoir dans vos yeux, là : ah ! elle va nous aider à trouver !
Que nenni ! Chacun sa merde, débrouillez-vous.
Cependant, peut-être serez-vous pris par l’envie de faire un compliment à votre éblouissante dulcinée, là, sous les angelots dorés et les cœurs mièvres. Et là, moi je peux faire quelque chose.
Oui, au bas mot, je vais vous déciller, en d’autres termes plus compréhensibles, vous ouvrir les yeux, vous éclairer de mon savoir et surtout de mon avis de fille, t’as vu lecteur ça déconne pas,
alléluia et tout et tout. (oui, je passe du vouvoiement au tutoiement, non ça ne se fait pas, oui je m’en fous, je fais ce que je veux. Même que ça m’amuse de tout mélanger : tenez je mets «
forclusif » et « merdouille » dans la même phrase, voilà. D’abord, si je change, c’est parce qu’on entre dans l’intimité, ouais ouais !)
Aujourd’hui petit monsieur angoissé par les mots doux, tu vas apprendre à enrichir ton vocabulaire. Tu as envie de dire à ta chérie « putain, t’es bonne, je kiffe ton cul ». Voici comment faire
passer le message sans qu’elle t’en retourne une, tu peux même espérer au contraire un élan d’affection (tu vois de quoi je veux parler), si tu suis mes conseils.
Je sens que t’es accroché, on peut y aller.
Pour le lexique de la beauté, il faut savoir différencier la pléthore d’adjectifs mis à ta disposition pour dire à une femme que tu trouves son physique à ton goût : « jolie » n’est pas « belle
». Il y a une distinction de niveau.
La fille « jolie », c’est la fille mignonne, plutôt pas mal, même assez adorable, mais quand même relativement commune, bref c’est pas ce qu’on appelle un canon, même si elle a indéniablement
quelque chose.
La fille « belle », par contre, sort déjà plus du lot. Son physique est remarquable, correspond aux standards de beauté de son époque.
Je me demande d’ailleurs dans quelle mesure « jolie » peut vraiment s’appliquer à une femme au-delà d’un certain âge. Je l’associe volontiers à l’enfance, non ?
N’oublions pas tous les synonymes plus ou moins superlatifs de « belle » : « resplendissante », « splendide », « sublime », « magnifique ». Celle que tu qualifies de ces adjectifs est lumineuse,
on la remarque, on l’admire, elle irradie.
Evidemment la pureté des traits ou de la silhouette ne fait pas tout. A cela vont venir s’ajouter le charme, « je ne sais quoi » tellement indéfinissable qui relève plus de l’attirance en général
que de la beauté, et l’allure. Ah, l’allure… N’est-ce pas celle qui fait toute la différence ? Je ne la définirai pas et préfère te laisser y penser avec cette phrase célèbre de Coco Chanel : «
la mode se démode, le style jamais. »
De toute façon, la beauté est-elle objective, et n’est-on pas beau que dans les yeux de l’autre ?
Et vous, qu’en pensez-vous ? les filles ? les garçons ?
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