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  • : Les chroniques d'Amélie
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  • : AND NOW LADIES AND GENTLEMEN… Connaissez-vous ces séries télévisées dans lesquelles le personnage principal commente l’histoire en voix off ? Voilà ce que sont ces textes. Chroniques de la vie, parfois chroniques de ma vie. Essais d’art au sens propre, billets d’humeurs ou simples phrases griffonnées sans queue ni tête les unes à la suite des autres. Enjoy!
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Je fais passer

Vendredi 16 janvier 2009

Je ne résiste pas à vous faire partager les statistiques du jour, qui se passeraient presque de commentaire, si ce n'est ce petit message: "nous passons le temps pour oublier que le temps passe amelie", auquel je répondrai: pas forcément, c'est aussi parfois pour qu'il passe plus vite.

Bon, sinon, nous retrouvons notre lot de pervers, hé hé.

 

Par Amélie
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Lundi 12 janvier 2009
Mais que vois-tu dans l’objectif ?
Subjective vue d’artiste
Qui me modèle et me capture
En un cliché
Ma lumière et mon ombre
Mes complétudes, mes vides
Toutes mes vies à l’étude

L’image parle
Chuchote
Rit

Le flash caresse une mèche diffuse
Cache une peau un peu confuse

Ma main ici
Mon regard là
J’ai posé
Tout posé
J’ai osé
Mais dosé

Et que dessine ton image ?
Une chimère de passage ?
Une femme réelle, un oeil pas sage ?
Une douceur sous le corsage ?
Un corps glacé
Corps de papier ?

Je suis
Saisie

Par Amélie
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Dimanche 11 janvier 2009
Les femmes sont-elles plus attirantes lorsqu’elles sont prises ?

Avez-vous remarqué que l’on n’a jamais autant de succès qu’avec un chéri dans sa vie ? Paraissons-nous plus épanouies, sommes-nous plus détendues ? Le sexe rend-il plus belle ? L’effet endorphines ? Ou est-ce justement le fait qu’on ne soit pas disponible qui est excitant ?

Le désir est-il accru quand on sait qu’on ne peut pas toucher ? Ou est-ce parce qu’on ne peut pas toucher qu’on désire ?

Si j’entre dans une boutique et qu’il ne faut pas toucher les objets, c’est sûrement qu’ils sont précieux, qu’ils ont beaucoup de valeur, qu’ils ont quelque chose d’exceptionnel…
Les femmes prises sont peut-être des objets précieux dans un grand magasin. Un carré de soie au milieu des écharpes en acrylique, voilà.

Le désir est-il accru quand on sait qu’on ne peut pas toucher ? Ou est-ce parce qu’on ne peut pas toucher qu’on désire ?
Les deux, les deux, mon capitaine. Je crois que l’être humain est assez tordu, complexe, masochiste, pour que ce soit les deux…

Par Amélie
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Dimanche 11 janvier 2009

Une fois n'est pas coutume, une recette de cuisine.

Pour que l'Homme épate ses convives, ça fera passer la pilule d'avoir fait un petit 3615 my life dans l'article précédent (et oui, lecteur, si tu as moins de 20 ans tu ne comprends rien à cette expression. T'avais qu'à naître avant, au temps de la vie sans internet et sans téléphone portable, voilà!)

Et parce que, et ouais, derrière les fourneaux, Amélie assure quand même un p'tit peu et vous le prouve (enfin c'est pas un soufflé ni un sabayon non plus, hein!):

 

Le canard aux mangues d'Amélie (pour deux personnes - ouais c'est bien en n'amoureux, mais si tu as plus d'un ami et que tu connais ta table de 2, t'es le roi du monde)

 

Pour faire ce plat ô combien divin et succulent, mais tout simple, il te faut (traduction: ingrédients):

- un magret de canard avec la peau. Je prends un magret mariné aux trois poivres pré-découpé (femme qui cuisine, mais pas esclave non plus hein). Si tu ne trouves pas, et bien à tes grands couteaux dangereux (j'aime pas les couteaux, enfin c'est surtout mes doigts - Ah, Noël 2007!) et à ton moulin à poivre, en te rappelant que ce n'est pas une recette de canard au sang, alors attention.

- deux mangues que tu découpes en tranches (ça marche très bien avec les mangues en conserve, que tu trouves toute l'année et qui sont bien moelleuses)

- du miel de lavande ou d'accacia (ou de pâquerette enfin c'est toi qui vois)

 

T'as vu pour l'instant, c'est facile, et bah ça continue:

 

- dans une sauteuse (ou une poêle si t'as pas de sauteuse), saisir les mangues à feu vif, sans matière grasse, pour qu'elles colorent un peu.

- quand elles sont légèrement colorées (mais pas cramées non plus!), baisse un tout petit peu le feu et ajoute le magret, d'abord côté peau. C'est là qu'il faut être attentif, tout se joue très vite (donc tant pis si c'est le moment où Susan doit choisir entre Mike et l'anglais, tu mets sur pause). Le magret de canard cuit très vite, il doit être rosé à coeur, ni trop cuit, ni trop peu (tu la sens la grosse pression?). On dit généralement qu'un magret, c'est une minute de chaque côté, personnellement, je ne compte pas, je fais ça à l'oeil. Pendant que ça cuit, tu veilles à remuer ta sauteuse ou ta poêle pour que la graisse du canard aille sur les mangues. Elles vont légérement compoter dans le gras (miam!). T'as retourné ton magret? Il est cuit, encore un peu rosé au centre des tranches? Allez hop tu le réserves joliment dans les assiettes de tes convives. Tu ajoutes le miel sur tes mangues (pas trop surtout si ce sont des mangues en boîte car elles sont déjà sucrées par le sirop), et tu termines leur cuisson: les tranches doivent encore se tenir mais être toutes tendres. Généralement elles sont prêtes en même temps que la viande, donc tu ajoutes juste un filet de miel à la fin de la cuisson et tu sers.

 

C'était rapide, hein? Mais t'as vu toutes ces tâches sur ta tenue? La prochaine fois, tu n'oublieras pas de mettre un tablier!

 

Je n'ai jamais encore essayé cette association, mais personnellement je servirais bien ce plat avec un Banyuls. Le Cap Béar du domaine du Clos de Paulilles, est juste une tuerie. En plus c'est pratique, tu peux le commencer à l'apéritif et le finir au dessert sur un plat au chocolat ou une poelée de fruits, ça va très bien.

 

Bon appétit!

 

 Un morceau à prendre, évidemment, au second degré:


Découvrez Juliette Gréco!
Par Amélie
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Vendredi 2 janvier 2009

Ah, le SMS du jour de l’an ! Envoyé à minuit, reçu trois quarts d’heure après dans le meilleur des cas, pratique, concis… et tellement impersonnel !

Et pourtant, lecteur, j’aime les SMS, je les aime tellement que j’ai l’option illimitée !

Mais, dans ce contexte précis, j’émets quelques réserves.

 

D’abord, à minuit, le téléphone et bah il sonne pas. Les lignes sont encombrées. Pareil avec les appels de vive voix, me diras-tu, ô lecteur attentif, ô lecteur sagace, oui mais j’ai envie de râler.

Quelques minutes d’angoisse plus tard (mais, mais, personne m’appelle là ?) et d’amour-propre à la con (ah non j’appelle pas en premier, on va voir qui me souhaite la bonne année tiens !), on reçoit les précieux messages.

Quelle joie, quel cadeau du ciel et de l’amour universel, que de se rendre compte alors qu’on a fait l’objet d’un envoi groupé ! Quelle chaleur dans mon p’tit cœur !

Encore quelque minutes plus tard (quel suspense!), l'Homme n'a pas encore appelé pour me souhaiter une bonne année (et surtout une bonne santé, hein! hé hé!). Soit, c'est moi qui l'appelle: "ne devais-tu pas m'appeler?" fais-je remarquer dans une syntaxe parfaite malgré l'alcool qui suinte de mes pores, et qui n'entame en rien mon sex-appeal (enfin à peu près). Il était en train d'envoyer ses SMS! Et de se rattrapper en me souhaitant plein de bonnes choses... (double hé hé!)

Mais surtout, surtout, le SMS du jour de l’an nous prive d’une incommensurable joie : celle d’entendre ses amis, proches du coma éthylique, hurler au téléphone leurs voeux et leur amour, car ils ont beaucoup d’amour à donner à minuit le 1er janvier.

Oui, toi l’ami qui ne m’a pas appelé, c’est pas cette année que tu m’auras entendu te souhaiter de joyeuses Pâques au téléphone, privé d’Amélie allumée, voilà c’est comme ça. Oui, c’est dur, mais fallait pas envoyer de SMS. L’alcool passe pas par SMS, c’est comme ça (oui, encore).

 

Trêve de galéjades, tout ça pour te souhaiter à toi lecteur, amour, gloire et beauté pour 2009 ! Oui, c’est superficiel, mais pas tant que ça quand on y réfléchit. Allez, réfléchis !

Et oublie pas d’appeler tata Jeannette !

Par Amélie
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Samedi 27 décembre 2008
Brume brume brume
De mes cheveux
Devant tes yeux

Comme une écume
Transparente
Caressante

Comme un follet
Qui allume la nuit
Ta bouche et toutes tes envies

Un feu coquet
Au parfum envoûtant
De baume du Pérou et d’encens

Ma crinière de lionne docile
C’est pour mieux cacher
Mes yeux enfiévrés

Par Amélie
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Dimanche 14 décembre 2008
Noël a quand même des pouvoirs magiques…
Par exemple, Noël réussit le tour de force de me faire aimer Mariah Carey. Et croyez-moi, c’est pas peu dire qu’il s’agit ici de pouvoir magique ! Ceux de mon entourage qui lisent ce blog savent ce que je pense en temps habituel de ladite « Mimi », et comme je prends un malin plaisir à l’imiter dans toute sa « cruchitude » et son ridicule… bien que mon numéro de secrétaire perverse soit mieux rodé, mais c’est une autre histoire ! Mais, mais, mais, il faut bien dire que l’album de Noël de notre diva cambrée, boudinée, retouchée merci photoshop (oups je l’ai dit !), est un pur bijou en période de Xmas (oui moi aussi je parle américain), et quand il tourne sur la platine (ça c’est pour faire genre, en fait c’est du mp3, oui moi aussi je suis fan de high tech), la pièce s’emplit de flocons de neige, une écharpe interminable (oui toujours la même pour ceux qui suivent) se tricote comme par magie (toujours la magie) (tiens en ce moment j’aime bien les parenthèses, ça vous agace hein ?) autour de mon cou (oh s’il te plaît fais gaffe à mes yeux avec tes aiguilles invisibles, petit elfe de Noël !), ça sent le pain d’épice, le chocolat chaud et la cannelle, mille clochettes argentines tintent à mes oreilles (ah le téléphone sonne)… Ciel (/Oh my God / Jesus / Sacrebleu / Palsambleu / Bigre !) mais c’est NOËL !!! Regardons vite par la fenêtre les illuminations, qu’elles fassent scintiller nos pupilles de milles poussières d’or ! 
Rien…
C’est la crise ma bonne dame, mon bon monsieur, mon bon animal de compagnie (quoi, eux aussi ont le droit de savoir !), on rogne sur le budget de Noël, on rogne sur la féerie et sur l’émerveillement des enfants, oui ma bonne dame, mon bon monsieur, mon bon animal de compagnie ! Oui, sachez-le, la magie de Noël se monnaie ! (Oui, je sais un tel article engagé vous en bouche un coin – quelle drôle d’expression, il faudra en reparler…).
Heureusement, tout n’est pas perdu ! Enfilez vite vos petits gants et partez au supermarché retrouver l’esprit de Noël ! Les chariots au milieu de l’allée, les enfants qui se posent quand même quelques questions en voyant tous ces jouets au magasin (mais c’est pas le Père Noël qui les fabrique ? Ils ont pas pensé à ça chez « Rond point » - admirez au passage l’habile déguisement du nom de mon supermarché – en fait, le rayon jouet ne devrait être accessible qu’aux adultes, avec une entrée en rideau de fils comme le rayon porno des vidéo clubs, là la magie serait préservée !)… 
Je fais ma mauvaise tête, les lecteurs de ce blog savent déjà ce que je pense des supermarchés en période de Noël… maintenant je vais faire ma connasse de parisienne. C’est à Paris que Noël est beau ! Hier, boulevard Haussmann. Les Grands Magasins ont encore de l’argent, Dieu merci (Dollar merci). Les décorations sont sublimes, et malgré la neige fondue qui menaçait mes petits pieds de fée d’une chute terrifique (oui, lecteur scrupuleux, ce mot n’existe pas en français, c’est un anglicisme pour faire genre), j’ai pris une grande bouffée de Noël, oui l’essence de Noël était là, dans tout ce fric et ces illuminations étincelantes… Sous la coupole pour un thé Kusmi dans un fauteuil Starck (oui là je donne le nom des marques c’est comme ça), l’ambiance était fabuleuse, le sapin noir faisait bien une dizaine de mètres, il était majestueux et rejoignait les vitraux colorés du dôme, toutes ses petites étoiles électriques se reflétaient dans la salle… c’était véritablement un moment de grâce… so parisian, so chic !
Ally Mc Beal peut aller se rhabiller (remettre une jupe par exemple), mon acolyte est désormais Carrie Bradshaw, pour un esprit de Noël des plus New Yorkais, démesuré, incroyablement lumineux, Mariah Caresque !
Evidemment l’effet mégapole… j’avais très envie de passer un week-end à Londres pendant le mois de Décembre, aller voir la façade de chez Harrods noyée sous les lumières… mais pour ça cher Père Noël, il faudrait m’accorder un peu plus d’argent l’année prochaine ! En attendant, je bois mon thé en attendant une rediffusion de Love Actually… this is Xmas !


Découvrez Mariah Carey!
Par Amélie
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Jeudi 27 novembre 2008
Le soir, la nuit. Quand il fait sombre.

Quand le monde a des allures de toile noire, lourd tissu qui assourdit le bruit des vies. Lourde tenture tombée sur la scène du théâtre. Ne reste que la nudité des planches, vérité crue des os.

Le moindre craquement est un fracas.

La moindre pensée, un attentat.


Etrange pouvoir, fantastique puissance chtonienne qui me gouverne.

Le soir, la nuit, tout paraît si grave, si impossible, sans issue. On dirait que la nuit s’infiltre dans les pores de ma peau, dans mes yeux, mes oreilles et ma bouche, pour habiter mon cerveau.

Je me pose dix mille questions. 

Aucune ne me donne le beau rôle.

L’écriture exacerbe cette humeur, l’exploite, la façonne, tente de la décrire. Peine perdue. Peine tout court. (est-ce un nom ? un verbe ? les deux).

Cette part ténébreuse, je ne peux la renier. Elle existe bien, même si elle est cachée, tapie dans les nuits plus sombres que les autres.

Hier la nuit était lumineuse, incandescente, c’était une nuit toute douce (haut les mains, peau de satin, la maîtresse ne porte plus rien !). Ce soir elle est froid et vacuité, questions bêtes et insomnie.

Heureusement que ceux qui me connaissent et me côtoient savent que dans la vie de tous les jours, je ne suis pas comme ça. Enfin, j’espère. Voilà que je doute, il est une heure passée.

Par Amélie
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Mercredi 26 novembre 2008

C'est dans le silence 

            Que l'on bAlaNcE

Entre 
           ça 
                 et 
                       Ça

Contradictions
Contre-addictions

Dans mon silence je pense à toi
                           je panse à moi

Je médis du Maudit





Par Amélie
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Mardi 18 novembre 2008
Il est en poésie des mots sérieux qui font vieux-jeu. Des mots immenses mais galvaudés, souillés de kilomètres parcourus dans la boue la plus banale, la plus collante, quand ils devraient monter aux nues.

De là, ces mots gnan-gnan, guimauves niaises, grands étendards en perte de sens, mots pour poèmes désinspirés ou pour ados désabusés, plombent une page de mots bateaux – mais sans ivresse, les bateaux…

Amour, vie, cœur, et autres mots kilométriques, manquent cruellement de légèreté, d’une dose de personnalité.

Devenus fades dans trop de bouches, et insipides sous trop de plumes ; la belle complexité vraiment, que ces essences de poésie en panne de sens… !

Par Amélie
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La musique d'Amélie

   

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