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  • : Les chroniques d'Amélie
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  • : AND NOW LADIES AND GENTLEMEN… Connaissez-vous ces séries télévisées dans lesquelles le personnage principal commente l’histoire en voix off ? Voilà ce que sont ces textes. Chroniques de la vie, parfois chroniques de ma vie. Essais d’art au sens propre, billets d’humeurs ou simples phrases griffonnées sans queue ni tête les unes à la suite des autres. Enjoy!
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Je fais passer

Jeudi 6 novembre 2008
été 2008


Un vague murmure

Que je censure

Me susurre

Que c’est sûr

 

Même si ça paraît vague

Au fond c’est sûr

 

C’est ça

 

 

         C’est toi

La vague qui me berce

         Au creux du

Vide

        

Tu n’es pas

 

 

Vogue la chaleur

Un peu de toi dans mon moteur

Un peu d’essence dans mon cœur

En vagues et en couleurs

 

Je peux me censurer

Tout soupire

Et conspire

A me dire

 

 

C’est toi la vague

         Emporte-moi

Par Amélie
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Jeudi 6 novembre 2008
Trois mois sans ordinateur...
Autant dire trois mois sans drogue! Trois mois à poster mes textes des ordinateurs des copains et de la famille... A noircir mon petit carnet (merci Adeline!) de textes qui attendaient sagement sur leur papier de devenir des mots numériques...

Finie la rehab, de toute façon elle a pas marché. Je retrouve mon ordinateur, mon clavier, ce prolongement artificiel de ma main... J'y retrouve quelques textes écrits cet été, que je vous fais suivre, même s'ils ne sont plus d'actualité (ça c'est pour le flash info).
Par Amélie
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Dimanche 19 octobre 2008
Je me pose parfois de vraies questions sur les mots...


Pourquoi "un salaud", "une salope"?
C'est con, ça rime avec "escalope".
Pourquoi pas "une salaude"?

Le masculin de "muse", c'est "museau"?

La féminisation des noms de métier, z'êtes sûrs que c'est pour l'égalité?
Non, parce que pourquoi ils font tous cons?

Pourquoi quand je parle d'Hermione, je dis systématiquement "mon chat", alors que c'est une femelle, hein?
"Hier, je caressais ma chatte...", forcément ça peut créer des malentendus. C'est con quand même... (et là le lecteur érudit se gausse)
Par Amélie
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Lundi 13 octobre 2008

Alors on laisse s’éteindre les étincelles ?

 

Alors j’enterre mon cœur encore une fois,

Puisque tu n’me vois pas.

 

La femme, l’enfant, l’amante,

Tu ne les as pas vues.

Lire entre toutes mes lignes,

Ça, tu n’as pas su.

 

Alors tu vas laisser passer

Cette complicité…

 

Puisque je n’existe qu’en image

Pour tes yeux qui n’voient que ma peau ;

Puisque tu ne retiens de moi

Qu’un désir sans âme ni cerveau…

 

Un mirage sans saveur.

Un oiseau vulgaire que l’on leurre.

 

Mais ni alouette, ni poule,

Ne vois-tu pas qu’je vole plus haut ?

Par Amélie
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Samedi 4 octobre 2008




Des voiles qui avancent
Sur la pointe des pieds:
C'est un serpent qui danse,
L'ondulante Salomé!

Des voiles d'araignées,
Au son des percussions,
Dévoilent le bombé
De ses seins sauvageons;

Les secousses de ses hanches
Font couler sur ses cuisses
Des bijoux qui se penchent
A chaque pas qu'elle glisse;

Elle ondoie, Salomé,
Sa danse est hypnotique;
Dans ses yeux allumés
Brûle un feu érotique.

Féline ensorceleuse,
Grande fleur vénéneuse,
Sphynge d'appétit féroce
Magnétique et atroce.

Sur sa bouche vermeille,
Qui promet des merveilles,
Perle un poison violent
Diabolique et charmant.

Jeteuse de sorts
Avec son corps,
Criminelle du désir
Exhalant des soupirs.

Salomé, fleur du Mal,
Salomé, femme fatale!



Découvrez Serge Gainsbourg!
Par Amélie
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Lundi 29 septembre 2008
C'est la fêlure
Le moteur de l'écriture
La faille
Qui me remet à chaque fois sur les rails
Le plus souvent un petit compte à régler
Un p'tit morceau de coeur serré

Si les muses s'amusent
     C'est qu'elles se rient de moi
L'espérante rapiécée
Qui attend d'être sauvée
Descendue aux enfers
Et remontée sans fers
Blottie dans le bruissement
Des mots sur le papier
Petite conne fêlée
Et pourtant et pourtant
     Prête à croiser le fer


I swallow the silence
Wondering what science
Will save me from this glue
I'm sinking deep into
Par Amélie
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Lundi 22 septembre 2008

Je ne suis qu'une fleur de papier
Qui se demande si la fée bleue
Va un jour venir l'arroser
D'un peu de réalité

Je suis une fleur un peu froissée
Il ne fallait pas me chiffonner
Et ensuite me laisser traîner
Mes pétales vont s'étioler

J'aimerais plutôt qu'ils s'étoilent
J'aimerais que tu leur mettes des voiles

Par Amélie
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Samedi 20 septembre 2008

Aaaaahhh!! J'entends déjà vos exclamations satisfaites à la lecture de ce titre alléchant et légèrement aguicheur...

Les fameuses statistiques... que disent-elles? Et bien fidèles lecteurs, vous pouvez relâcher vos petits muscles tendus d'excitation, car justement, de l'excitant y en a pas vraiment. A part un gars tombé sur le blog en tapant dans son moteur de recherche "ma femme me ligote", force est de constater qu'en règle générale on vient sur ce blog en connaissance de cause.

Les lecteurs sont donc a-priori fidèles. C'est bien gentil ça, merci les lecteurs!
Néanmoins, puis-je suggérer un truc bien chiant, mais qui me tient à coeur? Pourquoi ne pas laisser un commentaire de temps en temps? J'ai créé cet espace pour partager mon écriture avec des lecteurs. J'aimerais connaître vos avis, les textes que vous appréciez plus particulièrement, en somme qu'il y ait ici une petite interactivité, un petit retour. Je sais que beaucoup d'entre vous n'osent pas. Alors, détendez-vous mes amis, je n'ai pas de cape de super-prof, je ne suis pas en train de vérifier votre orthographe ou votre syntaxe. J'irais même jusqu'à dire qu'on s'en fout un peu, et que c'est votre ressenti qui compte. Et puis ça me permettrait de savoir qui vient. Bon, maintenant, si vous préférez rester anonymes, hein, faites comme bon vous semble, en même temps vous faites ce que vous voulez!  ;-)

Maintenant venons-en au coeur du sujet, à l'essentiel, que dis-je, à la quintessence de cet article... "Ma femme me ligote"...
Ca te plaît pas monsieur, que ta femme te ligote? Tu te plains? Ou au contraire tu viens le crier sur les toits virtuels de Google et de mon blog: "hey les mecs, moi, ma femme elle me ligote!!!"
Bon je vais faire ce que je peux, mon brave monsieur:
1- Toi pas content d'être ligoté.
La prochaine fois, faut la prendre de court et la ligoter en premier, vite fait bien fait, non mais. Attention quand même, hein monsieur, on te recommande de ne l'attacher ni à la cuisinière ni à la machine à laver (franchement pas classe), ni au moyen d'objets tels que clous, vis et autres crochets (d'abord parce que ça fait mal, et ensuite car si ta femme est une oeuvre d'art dis-lui gentiement à l'oreille, tu verras ça marche mieux).
2- Toi content d'être ligoté
Toutes nos félicitations pour ton épanouissement, monsieur.   Y a quelqu'un qui passe te nourrir pendant qu'elle part en vacances?
3- Tu voulais taper: "ma femme me fait de l'aligot"
Va falloir changer de clavier, monsieur.
Ou enlever tes moufles.

Par Amélie
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Mercredi 17 septembre 2008

Tu fais l'amour à mon cerveau,
Alimentes ma dopamine,
Tu es ma cocaïne;
Stimulant de mes mots,
Accélérateur de coeur,
Tout sauf un peacemaker.

Mais quand tu m'endors
A coups d'endorphines,
Tu es ma morphine,
Le reste s'évapore.

Ta bouche, ta bouche
Doit être une drogue si douce;
Et tes yeux dans mes yeux
Sont deux influx nerveux.
Ton corps, tes mots,
Les étincelles de ton cerveau,
C'est ça ma came,
C'est ça ma came.



Découvrez Carla Bruni!
Par Amélie
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Mardi 16 septembre 2008
Il y a des mots qui restent...
... au bout de mes doigts

Et qui ne sortent pas
Les petits séquestrés

Et qui déchirent leur pulpe
Petites envies pressées

Qui poussent pour sortir
Tout au bout de mes doigts

Mais qui restent suspendus
Les pantins minuscules

Impatients ridicules
Qui ensanglantent mes mains.


Et puis...


Au bout des doigts
Le corps absent
Le filament incandescent
Au bout de mes doigts indécents
Une bretelle qui descend
Par Amélie
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Droits

Les textes présents sur ce blog sont la propriété exclusive de leur auteur. Toute reproduction, partielle ou totale, sans l'accord de l'auteur est interdite.
Déposé auprès de Copyrightdepot.com sous le numéro 00042823. 

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