Vides le lit, le canapé, vides mes nuits
Vides mes yeux
Et tes bras ? sont-ils en creux de moi ?
Penses-tu à moi parfois le soir quand tu t’endors ? Quand tu vas faire couper tes cheveux chez le coiffeur ? Quand tu passes en voiture près de chez moi, des papillons se cognent-ils contre les
parois de ton estomac ?
C’est tes mains dans mes cheveux, ton souffle qui s’endort,
C’est ton sourire qui me taquine, tes yeux d’acier qui savent caresser,
C’est ton épaule refuge, ta bouche médicament
Reconnaître les chansons, faire durer les minutes…
Dire bonne nuit, soupirer… te respirer.
Le bouquet de feuilles mortes dans l’entrée,
Les sachets de thé,
les petits rien, et pourtant tout,
qui font les histoires,
qui font mes poèmes...
ne sont pas là.